Étiquette : évolution

[Épinglé] Guillaume Lecointre : La sélection naturelle ne mène pas à des «perfections».

Question: Quel est ce mécanisme original que Charles Darwin aurait proposé et qui le distingue de ses prédécesseurs ?
GL: La première originalité de Darwin, c’est de concevoir que les changements qui se produisent chez les êtres vivants ne se produisent pas nécessairement au bénéfice de leurs porteurs. C’est un point important qui distingue Darwin de ses prédécesseurs comme Lamarck. Il y a de la variation spontanée dont une partie est héritable. Darwin, à ce sujet, se renseigne souvent auprès des horticulteurs et des éleveurs. Il y a des variations héritables et finalement, ces variations vont fortuitement, en fonction des conditions du milieu, soit être neutres pour leurs porteurs, soit empêcher les porteurs d’accéder à l’âge de la reproduction, ou bien amenuiser le nombre de descendants, soit au contraire renforcer le nombre de descendants possibles. Cette dernière catégorie de variations va se stabiliser dans les populations et ces variations avantageuses, même si elles sont rares, vont s’accumuler les unes aux autres, expliquant l’apparente harmonie entre les formes des organismes et ce qu’ils font dans leur milieu.

Via: http://www.humanite.fr/societe/guillaume-lecointre-la-selection-naturelle-ne-mene-559066

[Épinglé] Eusthenopteron foordi : comme un poisson dans l’eau!

Le parc national de Miguasha, situé en Gaspésie, protège la Formation d’Escuminac (Dévonien supérieur, 380 millions d’années) qui est, à ce jour, l’un des plus précieux vestiges au monde permettant de comprendre nos lointaines origines aquatiques. Cette formation fossilifère représente en effet une rare opportunité de plonger vers les origines du groupe de
vertébrés auquel notre espèce appartient, celui des tétrapodes ou vertébrés à pattes (amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères). La notoriété du site fossilifère de Miguasha est due en grande partie à la présence du fameux Eusthenopteron foordi
Via: https://www.sepaq.com/resources/docs/pq/mig/mig_bulletin_2012.pdf

Gene pool: jouer avec les règles de l’évolution

Gene pool est un jeu simulant l’évolution d’une population. Les joueurs élèvent des robots qui ne connaissent que deux comportements : se nourrir et se reproduire. Il s’agit de mener sa colonie au succès en respectant les règles de l’évolution : diversification, sélection naturelle et sexuelle. Ce jeu est disponible pour Windows, iOS et Macintosh.

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Il est possible d’intervenir sur les caractéristiques génétiques de ses robots afin d’influencer leurs comportements. Les robots peuvent également être soumis à des mutations aléatoires au cours du jeu. Les joueurs suivent l’évolution de leur colonie de robots au cours du temps avec les indicateurs d’effectifs et de quantité de nourriture présente dans le milieu.

De quoi élaborer des activités passionnantes pour les élèves qui pourront ainsi mieux appréhender la notion d’évolution.

Le site officiel (fonctionnant à l’énergie solaire) du jeu se trouve ici.

Une présentation de ce jeu par Grégory Michnik se trouve ici.

Une présentation vidéo de l’auteur, Jeffrey Ventrella, se trouve ici:

Source: Portail national de SVT sur Eduscol reprenant un article du site disciplinaire SVT de l’académie de Lille.

[Épinglé] La plante qui tue pour nourrir ses gardes du corps | Passeur de sciences

Souvent les plantes engagent des gardes du corps pour les protéger contre les agresseurs, qu’ils soient grands herbivores ou petites larves. Un des exemples les plus connus et spectaculaires est celui de cet acacia africain qui héberge et nourrit de sa sève des fourmis, lesquelles défendent l’arbre… contre les éléphants qui veulent en manger les feuilles. Leurs morsures étant particulièrement douloureuses, même pour un pachyderme, les insectes jouent avec efficacité leur rôle protecteur pour leur plante nourricière. Mais les végétaux qui ne sécrètent rien de comestible ont-ils les moyens de se payer une protection ? Une surprenante étude américaine, à paraître dans la revue Ecology et dont j’ai découvert l’existence grâce au blog « Inkfish » d’Elizabeth Preston, montre que oui…
Via: http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/07/26/la-plante-qui-tue-pour-nourrir-ses-gardes-du-corps/