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Du bioplastique à partir du sucre

 

Sugar, première mise en ligne par Uwe Hermann.

Une société italienne a récemment annoncée qu’elle était capable de produire du plastique, non plus à partir de sous-produits pétroliers mais à partir du sucre! Voilà une nouvelle qui pourrait jeter un nouveau pavé dans la mare des biotechnologies…

Le processus fait intervenir les sous-produits de la production de sucre à partir de la canne à sucre et de la betterave. Ces sous-produits sont fermentés grâce à une bactérie qui transforme le mélange en acide lactique. Après filtration et polymérisation on obtient du bioplastique.

Le polymère qui résulte de ce nouveau processus industriel est plus résistant que le bioplastique actuellement disponible sur le marché et présente des avantages au niveau du rendement quantitatif: pour obtenir une tonne de bioplastique, il fallait 2 tonnes de céréales. Avec le sucre, en revanche, le rendement est de 95%!

Source: BE Italie numéro 57 (18/09/2007) – Ambassade de France en Italie / ADIT via Techno-Sciences

Des tapis de mousses contre la pollution

Des chercheurs allemands de Bonn ont découvert que les mousses sont d’excellents pièges pour les particules en suspension. Le plomb, le baryum sont immobilisés. Les ions ammonium sont facilement utilisés par les mousses et les bactéries vivant à leur surface. Les chercheurs ont émis l’hypothèse que des tapis de mousses permettraient de dépolluer certains environnements…
Des tapis de mousses vont être installés prochainement sur le terre-plein central de l’autoroute A562 à Bonn.

http://www.flickr.com/photos/ericinsf/83856600/

Quelques gouttes de rosée sur des mousses… Ces tapis retiennent bien l’eau et évitent le ruissellement.

http://www.flickr.com/photos/foliosus/457221941/

Les mousses peuvent former des tapis impressionnants au sol. On en trouve sur les toits végétalisés (nouveau collège de Thiant) ^^

Source: BE Allemagne numéro 347 (14/08/2007) – Ambassade de France en Allemagne / ADIT / Techno-Sciences / Images sous licence CC

B. subtilis et son filtre en polycarbonate

Bacillus subtilis est une bactérie capable de supporter des environnements très difficiles (elle vit dans le sol). Elle ne provoque pas de maladie. On envisage d’utiliser son génome pour conserver à très long terme des données sensibles.

Cette bactérie est 140 fois plus petite qu’un cheveu: 0,5 µm!

Bacillus subtilis

B subtilis passe ici au travers des irrégularités d’un filtre en polycarbonate. A l’oeil nu ce filtre paraissait pourtant parfaitement lisse! :-I

Photo Nate C

Une bactérie sauvegardant vos données?

Au Japon une équipe de chimistes a utilisé le matériel génétique d’une bactérie comme un espace de stockage numérique. Le matériel génétique se perpétue sur des siècles. Si on parvient à graver des données numériques sur un tel espace, on assurerait aux données une longue conservation. Attention tout de même aux désinfectants…

Bacillus subtilis

L’équipe de l’Université de Keio explique : « Par rapport aux disques durs et aux cartes-mémoires, ils sont extrêmement petits, mais peuvent stocker sur leurs gènes des données en grande quantité sur une très longue période ». Pour ce faire, ils ont « développé une technologie qui permet de stocker des informations en plusieurs endroits sur les gènes d’une bactérie, ce qui permet notamment de diminuer les risques de destruction des informations à la suite des mutations génétiques survenant au fil du temps. »

L’élue au rang de future carte-mémoire se nomme Bacillus subtilis.

Comment relire l’information? Simple : par déduction, on confronte deux bactéries, dont l’une n’aura pas été soumise au procédé de gravure. Et les chimistes de préciser que Bacillus subtilis pourrait stocker de grandes quantités d’informations.

Et cette Bacillus subtilis, elle se branche en USB?

Source: AFP et PCInpact