Étiquette : génétique

[Relayé] Une différence génétique mineure entre les blonds et les bruns

Des chercheurs en génétique de l’Université de Stanford viennent de publier une étude qui indique qu’une seule mutation sur une séquence non codante de l’ADN sépare les blonds des bruns. En effet, les chercheurs avaient identifié qu’une base A située à proximité du gène KITLG chez des femmes brunes, était mutée en base G chez les blondes. En travaillant sur des souris mutantes chez qui ce même site à proximité du même gène a été muté, leur pelage passait du brun au beige clair. Cette étude confirme le rôle joué par certaines parties du génome sur l’expression des gènes.

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Des cellules souches créées sans embryon

Deux équipes de scientifiques japonais et américains affirment dans des articles publiés mardi avoir réussi à reprogrammer des cellules de la peau pour qu’elles acquièrent les mêmes capacités d’adaptation que les cellules souches embryonnaires. Il s’agirait ni plus ni moins que d’une dédifférenciation. La brebis Dolly avait déjà défrayé la chronique en son temps à ce sujet.

À la base, les deux équipes ont procédé de la même manière. Elles ont chacune utilisé des virus pour transporter quatre gènes dans les cellules de la peau. Ces gènes, connus pour activer et désactiver d’autres gènes, ont permis de produire des cellules capables de se conduire comme des cellules souches embryonnaires.

Une avancée importante qui permettrait, à terme, de réaliser des clonages sans détruire d’embryon. Une obligation si l’on veut soigner correctement, un jour les maladies dégénératives : Alzheimer, Parkinson, etc…

Source: Malcolm Ritter, AP

L’embryon mi-homme mi-animal autorisé en Grande Bretagne!

Les autorités britanniques s’apprêtent à autoriser la création d’un embryon mi-homme mi-animal. L’objectif serait d’obtenir de nouvelles pistes pour des traitements médicaux. La HFEA, (Human Fertilisation & Embryology Authority: agence britannique encadrant l’utilisation des embryons humains) a levé son veto: le Royaume Uni sera le premier pays à autoriser les manipulations visant à obtenir des embryons mi-homme mi-animaux!

Un embryon humain http://www.flickr.com/photos/nomadicentrepreneur/527075488/
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Nos ancêtres et les ancêtres des gorilles étaient très (très) proches

Le scientifique David Reed travaille sur les poux. La raison: les soucis de santé évidents qu’ils posent avec les résistances qu’ils développent aux insecticides et les maladies qu’ils participent à propager. Il a donc étudié l’hérédité de ces parasites. Il a pour cela comparé le génome de poux humains à celui de poux de singes.

Si vous n’êtes pas très au fait du sujet, sachez au moins que les humains “bénéficient” non pas d’un parasite mais d’au moins deux.

Le premier, Pediculus humanus, est le plus commun, on le trouve dans les cheveux. Sa photo d’identité, prise sur le vif dans les cheveux d’un écolier:

Male human head louseLe second, Phtirius pubis, vit à l’étage inférieur, au niveau des poils pubiens. Sa photo d’identité: Pubic Louse

Formidable, me direz vous. Mais qu’a donc découvert ce scientifique en comparant les génomes des poux?

Son protocole consistait à utiliser les différences entre ces génomes pour évaluer le moment où ils ont divergé, c’est à dire que les espèces sont apparues.

L’analyse de l’ADN indique que les deux poux du chimpanzé et de l’homme ont divergé d’un ancêtre commun il y a environ 6Ma. C’est justement l’époque communément admise de la séparation de la lignée humaine et de celle des chimpanzés. Accrochés aux pelages respectifs de leurs hôtes, les deux poux ont alors évolué chacun de leur côté en s’ignorant totalement, explique sur le sujet Futura-Sciences.

David Reed, du Muséum d’histoire naturelle de Floride, à Gainesville, pensait obtenir des résultats similaires en comparant les poux humains et les poux des gorilles. C’est une incroyable découverte qui l’attendait. En effet, la divergence entre notre Phtirius pubis et le Phtirius pubis du gorille n’aurait eu lieu qu’il y a 3,5 millions d’années. Or, notre ancêtre commun avec le gorille, les scientifiques en sont sûrs, vivait il y a plus de 7 millions d’années.

Évolution des poux et de leurs hôtes. Les points indiquent les parasites correspondants aux hôtes | Les chiffres correspondent à l'âge exprimé en millions d'années. | Adapté de Reed et Weiss.
Évolution des poux et de leurs hôtes. Les points indiquent les parasites correspondants aux hôtes | Les chiffres correspondent à l’âge exprimé en millions d’années. | Adapté de Reed et Weiss.

Comment est-il possible que le Phtirius pubis humain soit si proche du Phtirius pubis du gorille?

On peut imaginer que nos ancêtres humains ont vécu dans une grande proximité avec les ancêtres des gorilles.

Il y a un jour, quelque part, des poux qui ont sauté depuis des gorilles vers des humains. Mais, hors de leur hôte, les pauvres insectes sans ailes ne survivent que quelques heures. Pour que la transmission soit possible, il fallait que les animaux soient très proches les uns des autres. « Cela pose d’intéressantes questions sur les raisons qui ont amené des gorilles et des ancêtres des hominidés à vivre si proches les uns des autres qu’ils ont pu échanger leurs poux… » s’interroge David Reed.

Ces informations démontrent que l’étude des génomes recèle encore des surprises de taille. Pas évident non plus de donner des explications satisfaisantes à ces faits indiscutables.
Western lowland gorilla (Gorilla gorilla gorilla)

Mise à jour: 1/11/2015