25 millions de $ contre 1 milliard de tonnes de CO2

Richard Branson (photo ci-dessous) propose un prix de 25 millions de dollars pour la meilleure idée permettant de “purifier” l’atmosphère. Ce concours, baptisé Earth Challenge, a pour objectif le retrait de notre atmosphère d’un milliard de tonnes de dioxyde de carbone (CO2). Ce sera un panel international de scientifiques qui évaluera la proposition à même de remporter le prix.Le milliardaire britannique, avec le soutien du vice-président américain Al Gore, se présente comme un homme soucieux de l’environnement. Selon lui “La terre ne peut pas attendre 60 ans. Je veux que mes enfants et les enfants de mes enfants aient un avenir, et l’heure tourne.” Il pense que son Earth Challenge est la meilleure façon de faire avancer les choses.

Branson

Est-ce que ce sera suffisant?

Source: Techno-Sciences

Une bactérie sauvegardant vos données?

Au Japon une équipe de chimistes a utilisé le matériel génétique d’une bactérie comme un espace de stockage numérique. Le matériel génétique se perpétue sur des siècles. Si on parvient à graver des données numériques sur un tel espace, on assurerait aux données une longue conservation. Attention tout de même aux désinfectants…

Bacillus subtilis

L’équipe de l’Université de Keio explique : « Par rapport aux disques durs et aux cartes-mémoires, ils sont extrêmement petits, mais peuvent stocker sur leurs gènes des données en grande quantité sur une très longue période ». Pour ce faire, ils ont « développé une technologie qui permet de stocker des informations en plusieurs endroits sur les gènes d’une bactérie, ce qui permet notamment de diminuer les risques de destruction des informations à la suite des mutations génétiques survenant au fil du temps. »

L’élue au rang de future carte-mémoire se nomme Bacillus subtilis.

Comment relire l’information? Simple : par déduction, on confronte deux bactéries, dont l’une n’aura pas été soumise au procédé de gravure. Et les chimistes de préciser que Bacillus subtilis pourrait stocker de grandes quantités d’informations.

Et cette Bacillus subtilis, elle se branche en USB?

Source: AFP et PCInpact

Le chat ne serait-il pas le meilleur somnifère?

Le chat dort en moyenne 16 heures par jour. Il reste éveillé une partie de la nuit pour chasser. Le chat serait l’animal qui rêve le plus… Mais surtout pendant son sommeil, le chat ronronne!

Voilà un comportement agréable, qui nous incite à conserver notre chat sur les genous, tout en lui prodiguant de nombreuses caresses! Qui ne s’est jamais laissé avoir attendrir?

Mes minous

Le ronronnement est un mouvement coordonné mettant en jeu la glotte, le larynx, et certains muscles. Ces vibrations sonores se retrouvent chez la plupart des félins mais leur utilité est encore mal expliqué. Cet état, comme le sommeil, serait réparateur pour l’organisme du chat.

Dès le début de sa vie, le chaton ronronne en tétant, et sa mère lui répond. Nous avons ici Akuma (tigré roux) et Allumette (muticolore) qui, frère et soeur, se réconfortent en roupillant de concert. Remarquez leur tendance à s’entasser, pour concentrer la chaleur… et les ronronnements!

Le ronronnement se manifeste lorsque l’animal éprouve du bien-être mais aussi de la souffrance : stressé, blessé, le chat ronronne! Il exprimerait ainsi sa dépendance. Dépendant de sa mère à la naissance, de l’humain ensuite quand on le caresse. Les autres félins ne ronronnent plus à l’âge adulte : le chat est le seul à ronronner sous les caresses de son maître. Le chat verrait en son maître une sorte de “deuxième maman”.

Ajoutons que dès la plus haute antiquité égyptienne et certainement durant la préhistoire, l’humain a domestiqué des félins (à moins que ce ne soit l’inverse?). On a retrouvé des chats enterrés avec leurs maîtres dans de nombreuses sépultures préhistoriques.

Pour garantir un sommeil éternel au défunt? :-S

Enfin certaines études récentes ont révélé l’explication finale: les sons à fréquences très basses du ronronnement favorisent le sommeil. Il existe même des albums de musique “Ambient” qui sont constitués de… ronronnements!

Echantillon sonore soporifique: si vous réussissez à tenir les 76 minutes sans dormir, la Science ne peut plus rien pour vous! 😉

Dr. Hemmert http://flickr.com/photos/tommyhj/105367260/

Source: Wikipédia.fr & Internet Archive

Jatropha curcas : une plante source de biocarburants pour les pays émergents?

Jatropha curcas (également appelée Pourghère, Pignon d’Inde ou Médicinier) tel est le nom d’une plante porteuse d’espoir. Très peu exigeante, les fruits fournissent une huile qui peut être transformée en un biodiesel abondant et de bonne qualité. Jatropha curcas valorise des terrains peu fertiles… tout en étant une source d’énergie renouvelable!

Il faut dire que Jatropha curcas est une plante de la famille des Euphorbiaceae, plantes à latex. Elle est très résistante au manque d’eau. Si une sécheresse survient, la plante perd ses feuilles et peut survivre trois ans dans ces conditions!

Originaire des Caraïbes, ce sont des marchands portugais qui ont répandu cette plante en Afrique puis en Asie.

A quoi ressemble cette plante?
http://flickr.com/photos/wouter_achten/796463020 Woetanhttp://flickr.com/photo_zoom.gne?id=500685933 Thomas Marescahttp://flickr.com/photo_zoom.gne?id=316185301 Rodac
Des initiatives ambitieuses se répandent…

Chine, Népal, Thaïlande, Indonésie, Philippines, Cambodge, Brésil, Argentine, Afrique du Sud, Ghana, Togo, Malawi, Zambie, Tanzanie, Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Tunisie, Maroc, Égypte, dans tous ces pays des projets se montent pour développer cette culture.

En Inde, le gouvernement a pris des mesures visant à améliorer l’indépendance énergétique du pays. Il s’intéresse donc à toutes les formes d’énergie renouvelable. Jatropha curcas est en première ligne.

40 millions d’hectares de terrains pourraient accueillir Jatropha curcas en Inde. Le but final serait d’assurer 20% de la consommation de diesel en Inde d’ici 2011.

Un projet à Virat Nagar (Inde):

http://flickr.com/photo_zoom.gne?id=428215902&context=photostream&size=l  Anne Marie Moellerhttp://flickr.com/photo_zoom.gne?id=428215896&size=l  Anne Marie Moellerhttp://flickr.com/photo_zoom.gne?id=428215940&context=photostream&size=l Anne Marie Moeller

La culture du jatropha se fait à moindre coût.
Chaque arbuste donne annuellement (et pendant plus de trente ans!) 2 à 3 kg de fruits fournissant une huile végétale facile à transformer en biodiesel. Chaque graine contient environ 35 % d’huile. Huit kilos de récolte permettent de produire plus de 2 litres de biocarburant.

A la différence des biocarburants issus du maïs ou du soja, la culture ne risque pas de grignoter les terres de l’agriculture nourricière, la plante étant cultivée sur des terres délaissées. Elle pousse aussi bien en Egypte qu’à Madagascar ou au Guatemala. Le gouvernement indonésien a décidé d’encourager sa plantation à grande échelle. Au Brésil, la compagnie pétrolière Petrobras tente un projet pilote avec 5 000 familles d’agriculteurs pour cultiver ce nouvel or vert.

Luc Ihaddadène sur Le Monde.fr (Article paru dans l’édition du 11.02.07)

Source: Le Monde.fr (Article paru dans l’édition du 11.02.07), BBC News, The Cultivation of Jatropha, Times, Renewable Energy Access (Ces derniers sites sont en anglais.)
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